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Du sel, du sel et encore du sel

Du sel, du sel et encore du sel

Après de nombreux jours à La Paz pour réparer mon vélo et me remettre d’une intoxication alimentaire (apparemment quasiment inévitable en Bolivie), je reprends la route vers le sud-ouest de la Bolivie.
Plusieurs centaines de kilomètres de routes pas très excitantes me permettent d’arriver à Sabbaya, un petit village proche du Salar de Coipasa.

Retrouvailles en milieu salin

Je commence a rouler, prêt à traverser le salar de Coipasa. Il y a des pistes un peu partout qui vont dans tous les sens possibles. J’en choisis une qui trace au milieu. Je dois retrouver Alex et Marie dans les environs, mais il n’y a évidemment aucun réseau ici.

Sel et terre mélangés au début du salar

L’immense étendue de sel est plutôt simple à rouler (bah oui c’est plat) mais sur certains passages, le sel est humide, des projections de sels blanchissent Zigzag et mes sacoches.

Je m’arrête au petit village de Coipasa qui se trouve sur une île du salar pour prendre quelques provisions dans l’unique minuscule épicerie. La gérante me dit que deux Français à vélo sont passés il y a une demi-heure : pas de doute ça doit être Alex et Marie.

Je reprends ma route au plus vite pour les rattraper.

Les distances sont très difficiles à interpréter tellement ce désert est plat, mais après peu de temps je vois deux silhouettes au loin. Bien qu’il est impossible de déterminer si ces silhouettes sont des voitures, des vélos ou quoi que ce soit d’autre, je décide de me diriger vers elles.

Bingo, après quelques kilomètres je retrouve Alex et Marie qui se sont arrêtés pour faire une pause avec deux autres Allemands à vélo ; ils viennent de se croiser. Nadja et Julian, eux, remontent vers le nord, ils transportent tout leur matériel d’escalade ainsi que des voiles pour faire du parapente (et oui tout ça sur leurs vélos !), ils sont donc plutôt chargés et sont très sympathiques (leur blog). C’est plutôt magique de se retrouver nous cinq au milieu de ce paysage, ça mérite donc bien une photo souvenir.

On se sépare pour poursuivre nos chemins respectifs. Le plat et la circulation inexistante du salar sont parfaits pour discuter tout en roulant avec Alex et Marie. La montagne devant nous se rapproche très très doucement malgré notre vitesse, mais après plusieurs dizaines de kilomètres nous sortons enfin du salar.

La sortie du Salar de Coipasa

Nous campons le soir même non loin d’une piste déserte proche du village de Luca et essayons de débarrasser les vélos des blocs de sel accumulés par endroits.

Vers encore plus de sel

Le lendemain nous partons vers la direction du salar suivant : celui de Uyuni. C’est le plus grand désert de sel de Bolivie et le deuxième plus grand au monde. Mais avant, il nous faut tout de même passer deux cols et une soixantaine de kilomètres.

Piste un peu ensablée
Le salar de Coipasa d’un côté du col…
… et celui de Uyuni de l’autre côté

Une fois le premier col passé nous nous arrêtons à Salinas pour manger et nous réapprovisionner en fruits, légumes, boissons …
L’après-midi on continue notre route autour du volcan Tunupa qui est surprenant de couleurs.

Volcan Tunupa

Mais vous avez vu ces couleurs !
Vue depuis le bivouac

Après le deuxième col passé nous voyons enfin le salar de Uyuni dans toute sa splendeur. Nous bivouaquons au bord de la piste et admirons le soleil se coucher sur cette immensité de sel.

La traversée

Aujourd’hui le plan est simple (et plat), nous avons juste à traverser la moitié du salar jusqu’à l’île d’Incahuasi, surnommée aussi l’île aux cactus.
L’entrée sur cette étendue blanche est tout simplement incroyable, on se croirait vraiment sur un autre monde. On se prépare chacun une bande-son adéquate car les 35 prochains kilomètres vont être dantesques mais redondants (personnellement ce sera une compil’ de Pink Floyd).

Enter the Salar
Le point noir à gauche des montagnes c’est l’île que l’on doit atteindre

Tous les théoriciens de la terre plate peuvent venir ici pour se faire une idée par eux-mêmes. La veille en hauteur nous avons très bien vu l’île au centre du désert ; une fois à son entrée (et donc à niveau), il est impossible de la voir. Un petit point noir apparaît et commence à grossir seulement après plusieurs kilomètres.

Nous arrivons très vite à notre destination, il faut dire que le trajet était vraiment simple, c’était comme rouler sur du bitume. Heureusement pour nos vélos, ce salar était totalement sec.

Nous nous reposons et prenons un bon repas (du lama !) au restaurant de l’île. Il n’y a que quelques familles qui vivent ici, mais des touristes venant en 4×4 avec des tours organisés viennent en permanence.
Nous rencontrons un Espagnol qui voyage aussi à vélo et marquons un mot dans le livre d’or réservé aux cyclistes. On remarque que le nombre de Français à vélo passant par là est plutôt important.
Le soleil commence à se coucher, des habitants nous indiquent là ou l’on peut monter nos tentes et insistent sur le fait que l’on peut s’abriter dans une des maisons si la nuit est trop froide. Ils sont vraiment super gentils avec nous.

Le vent commence à être bien fort. Nous serons les seuls touristes cette nuit à dormir sur l’île, au milieu des cactus, des rochers et de cet immense désert blanc.
Tard dans la nuit, une fois la lune couchée, je sors la tête de ma tente pour admirer le ciel étoilé… je suis vraiment sur une autre planète.

Débuts sportifs en Bolivie

Débuts sportifs en Bolivie

Voilà ENFIN la suite de l’Amérique du Sud : La Bolivie.

Après la frontière

Toujours avec Marie et Alex, nous passons la frontière géographique puis après le passage d’un col descendons vers le petit village de Puerto Acosta. Nous pourrons y déjeuner pour à peine plus d’un euro directement dans la cuisine du « restaurant », c’est plutôt atypique.

La vue du Titicaca après la frontière géographique

Nous passons au poste de frontière et de douane pour les formalités d’entrée dans le pays. Les deux autres couples de Français cyclotouristes nous rejoignent, ce qui fait que nous sommes 7 à devoir remplir les papiers. Les douaniers n’ont jamais vu autant de cyclistes passer au même moment, ils nous prennent même en photos.

Nous nous séparons à nouveau car Marie, Alex et moi comptons faire un peu plus de kilomètres que les autres. Sur une route quasi déserte, nous filons rapidement sur nos montures.

Le soir venu et après quelques recherches infructueuses d’un endroit où bivouaquer, nous demandons à un vieux monsieur qui passait par là. Nous pourrons planter nos tentes à côté sur un terrain vide ; et heureusement, car le vent et l’orage ne se font pas attendre.

Le coucher du soleil depuis le bivouac

Le lendemain nous prenons la route de Achacachi, la ville principale du coin. Nous nous fournissons en pain frais et en fruits dans le village d’Escoma avant d’attaquer les quelques montées et les 80 kilomètres de la journée.

Alex et Marie affrontant la côte.

Bien fatigués nous arrivons à Achacachi et nous trouvons un hôtel (Alojamiento ici) d’une propreté très limite. Bon, à 2€ la chambre il ne faut pas demander le luxe, il n’y a d’ailleurs pas de douche.

Vers la capitale

Le lendemain nous reprenons la route, toujours vers le sud. Les chaînes de montagnes enneigées apparaissent peu à peu. Malgré ça, la route est tout de même très monotone et il y a de plus en plus de circulation.

Après une trentaine de kilomètres et au bout du lac, nos chemins se séparent. Je dois me rendre à La Paz pour trouver un bike shop et réparer un de mes rayons de la roue arrière (il faut démonter la cassette pour le remplacer et je n’ai rien pour) ainsi que ma suspension qui semble bloquée. Alex et Marie ne souhaitant pas tenter l’expérience d’entrer dans une capitale à vélo prennent la direction de l’Ouest.
On se quitte en sachant que nous allons nous retrouver bientôt pour pédaler ensemble une partie de la Bolivie.

J’arrive donc à La Paz après pas mal de kilomètres.

La Paz

La page facebook de Alex et Marie : ici

Récap’ et vidéo du Pérou

Récap’ et vidéo du Pérou

Voilà, il est temps de faire un petit récap’ de mon passage au Pérou.

Récap Pérou

Kilomètres parcourus

    À vélo : 540
    En bus : ~ 1900
    En taxi : ~ 250

Le Pérou a été une super expérience très riche en découvertes pour moi. C’est la première fois que je me rends en Amérique du Sud et je ne parle vraiment pas très bien espagnol (je me suis amélioré depuis), le dépaysement a donc été total dès mon arrivée.
Je remercie Guigui qui m’a rejoint pour deux semaines, c’était vraiment très sympa et j’ai enfin pu parler français. Je remercie aussi tout le groupe avec qui j’ai fait le trek du Salkantay, l’ambiance était super.

Le Pérou possède une culture très riche, il suffit de marcher un petit peu pour s’en rendre compte. Néanmoins, au vu du nombre de choses à voir et de la grandeur du pays, je me suis concentré sur sa nature et ses montagnes. C’est pourquoi, hormis le Machu Picchu et quelques édifices par endroits, j’ai fait l’impasse sur la vallée sacrée, ou les Chavín de Huántar. Je n’ai pas non plus eu le temps de voir la montagne multicolore, le canyon de Colcan, les lignes de Nazca… Le pays est de toute façon trop grand et trop riche, je ne pense pas qu’il y a moyen de s’ennuyer. Malgré ça j’en ai pris plein la vue avec ces montagnes enneigées, ces arbres gigantesques, cette nature luxuriante par endroit et très sèche à d’autres…
Sa hauteur et sa diversité des paysages en font un pays vraiment splendide et je ne parlerai pas des eaux bleues intenses du lac Titicaca.

Ce qui va me manquer :

    La vue des montagnes blanches
    L’accueil chaleureux des Péruviens
    Les jus de fruit frais pressés devant toi pour une somme ridicule
    Les marchés : leurs ambiances et leurs choix de produits (bio ?)
    Les ceviche
Ceviche

Ce qui ne va pas me manquer :

    La circulation de Lima
    Les toilettes parfois insalubres
    Les quantités de déchets au bord de certaines routes
    Tous les chiens qui poursuivent les cyclistes

 

Voilà il est temps pour moi d’explorer un peu plus l’Amérique du Sud, en espérant revenir un jour pour visiter tout ce que j’ai raté.

Frontière géographique

Vidéo

La voilà en temps et en heure :

Vers le Titicaca et la Bolivie

Vers le Titicaca et la Bolivie

Il est l’heure pour moi de dire au revoir à Cusco et de reprendre ZigZag pour de bon. En effet, depuis que je suis au Pérou je n’ai pas pédalé beaucoup de kilomètres et il est temps de me diriger vers la Bolivie. Voilà un rapide résumé de ces semaines à vélo pour atteindre le lac et passer en Bolivie.

Pédalage dans les Andes

Après une petite semaine de repos à Cusco pour profiter de ses sublimes marchés, des panoramas et de la vie très calme, je me remets en selle pour de bon. Cela faisait un moment que je n’avais pas pédalé plusieurs heures de suite, il est temps de m’y remettre. Je prends la direction du sud à travers les Andes pour aller voir le lac Titicaca.

Cusco

Peu à peu mes jambes se réhabituent à ce genre d’effort. Je passe plusieurs cols, et visite rapidement les jolies petites villes comme Sicuani, Ayaviri, Azangaro…

Les jours défilent et les kilomètres aussi, le temps devient de plus en plus chaud au fur et à mesure que je me rapproche du Titicaca. Je décide de passer par le côté Nord (Est) du lac car c’est beaucoup moins touristique. Il y a donc beaucoup moins de trafic et l’itinéraire semble beau.

Une vigogne

Les couleurs des montagnes sont très jolies, des tons très pastels et ocres qui contrastent bien avec le ciel très bleu. Hormis les chiens qui ne peuvent s’empêcher de poursuivre les cyclistes, les journées de vélo sont très agréables.

Aux environs d’Azangaro
Non ce n’est pas encore le fameux lac

Puis le doute s’immisce, quelle est la bonne procédure pour sortir du Pérou ? Y a t-il un vrai poste de douane de ce côté du lac ? Après vérification je lis qu’un poste de douane est ouvert de ce côté depuis 9 mois seulement. J’ai de la chance, car sinon j’aurais dû faire marche arrière jusqu’à Puno et perdre plusieurs centaines de kilomètres !!

L’impressionnant Titicaca

Après avoir dormi à Huancané, j’arrive enfin au lac navigable le plus haut du monde. La route est magnifique avec très peu de trafic, j’atteins le charmant village de Moho après une sacrée ascension.

Moho
El Titicaca

Quelques kilomètres plus loin les vues du lacs s’enchaînent, la route devient splendide !

Je ne peux m’empêcher de m’arrêter pour profiter d’une après-midi et d’une soirée pour camper en son bord. Se laver dans le Titicaca : check !

Le bivouac

Bureaucratie Péruvienne et rencontres

Le lendemain je pédale une petite quinzaine de kilomètres pour arriver au poste de douane (pour sortir du Pérou) à Tilali, confiant de rallier la Bolivie dans la journée. Malheureusement mon visa est dépassé de trois jours, je dois donc payer une amende de 3€ environ. Le problème c’est que je dois me rendre à une banque nationale pour payer mon dû et la seule dans le coin se trouve au village de Moho 35 kilomètres en arrière.
De plus, la personne pouvant me faire quitter le Pérou dans les règles ne sera pas présente aujourd’hui mais demain.
Je peux prendre un bus, mais la route est tellement magnifique que la refaire une deuxième fois ne me dérange pas, et puis j’ai toute la journée devant moi.

De retour à Moho après la paisible route je paye mon dû à la « Banco de la nacion » et vais manger dans le resto du village. Durant mon repas, je remarque un cyclotouriste à l’entrée du restaurant, je m’en vais le saluer et découvre toute une bande de six cyclotouristes français !
Je n’ai pas croisé un seule cyclotouriste français depuis le début de mon voyage et très peu de cyclotouristes ces derniers jours.
On discute rapidement et ils se joignent à ma table. Je leur raconte mon petit problème administratif et leur conseille donc cette route au bord du lac.
Après ravitaillement, on se lance tous ensemble sur cette route que je ride déjà pour la troisième fois.

Ils sont 3 couples, certains ont commencé à pédaler à Lima, et ont tous prévu de faire un tour d’Amérique du Sud et certains transportent même leurs parapentes ; ils se sont tous retrouvés au fur et à mesure.
Je suis Alex et Marie qui sont plutôt motivés pour aller plus loin sur la route et ainsi s’avancer vers la frontière que l’on compte tous traverser le lendemain. Je leur propose l’emplacement de bivouac que j’ai trouvé la veille.

On passe une bonne soirée bien que le soleil se couche à 18 heures, on profite de l’emplacement magique pour faire un feu.

Bolivia

Le lendemain matin, on arrive à Tilali et on se rend au bureau de l’immigration. Malheureusement le bonhomme ne semblait jamais avoir vu une telle affluence à son bureau et en plus de ça, il n’a pas internet à cause d’une récente tempête. Il doit donc vérifier si tout est en règle sur son téléphone. Cela lui prend plus d’une heure pour nous sept.
Après ces multiples contre-temps nous prenons enfin la piste caillouteuse qui va nous mener à la frontière. Le col n’est pas une mince affaire, mais le paysage vaut le coup.

Bolivia
Frontière géographique

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est plutôt atypique comme passage de frontière, nous n’avons pas vu un seul véhicule entre les deux villages.

Bref, à la prochaine Pérou !

Cusco – Part 2

Cusco – Part 2

Trek du Salkantay – Jour 3

Réveil au campement vers 6 heures le matin : la journée s’annonce longue mais plate. Il pleut en ce début de journée, mais cela ajoute un petit charme à cette jungle.

On continue à marcher et à remonter la vallée dans une bonne ambiance. On croise tout le long quelques petits commerces permettant aux randonneurs comme nous de se ravitailler un minimum en barres chocolatées, glaces et boissons. La jungle luxuriante est plutôt sympathique, on aperçoit des immenses papillons, des fleurs de toutes les couleurs, des oiseaux, des cascades …

Le soleil revient rapidement et après 6 heures de marche, nous nous retrouvons au petit village de La Playa pour déguster un super déjeuner.
Je dois malheureusement dire au revoir à mon groupe après le repas car j’ai choisi de faire le trek en trois jours pour passer une journée complète au Machu Picchu. Je vais donc suivre un autre guide avec un autre groupe pour cet après-midi et la visite de la fameuse cité le lendemain.

Une heure de bus nous emmène à la station ferroviaire, Hidroelectrica. De là, il nous faudra encore 2 heures de marche (le long des rails) jusqu’à Aguas Calientes, la ville touristique en contrebas du Machu Picchu où nous allons passer la nuit.

On arrive dans une ville très touristique mais plutôt mignonne, et après un dîner et quelques pisco partagés avec ce nouveau groupe, on part se coucher pour être en forme pour la visite du lendemain matin.

Trek du Salkantay – Jour 4 : Machu Picchu

On attaque très très tôt pour cette très dure journée. Réveil 3 heures du mat’ après à peine plus de 2 heures de sommeil. On commence à marcher à 4 heures avec les frontales pour être en bas du Machu Picchu prêts à en découdre.
A 5h le pont ouvre, on peut enfin attaquer la grimpette vers la cité, plus de 400 mètres de dénivelé tout de même.
On essaye d’aller vite pour pouvoir apprécier le lieu sans touristes quelques instants. L’ambiance de cette ascension est particulière : les marches en pierres ne semblent jamais se finir et il fait encore plutôt sombre.

Le soleil se lève au fur et à mesure que l’on gagne en altitude

Je grimpe en 35 minutes et arrive parmi les dix premiers de la journée dans la fameuse cité Inca.
Je fais quelques photos et j’apprécie enfin ce lieu magique comme il se doit.

Arrivée à la cité au petit matin

Le guide nous rejoint et nous explique la découverte de la cité, la vie à l’époque, les raisons de son emplacement, sa construction et nous fait une petite visite.

Le soleil tape bien et nous pouvons continuer la visite comme bon nous semble. J’ai pour ma part toute la journée pour découvrir le lieu, mais j’ai également pris l’option : La Montaña, qui permet de grimper en haut de la grande montagne derrière la cité. Évidemment moi je vois une option s’intitulant « montagne » je n’hésite pas ^^.
Je me pose donc un moment à l’ombre pour apprécier le site avant d’attaquer cette montée.
Il faut savoir que le nom Machu Picchu qui veut dire vieille montagne en quechua provient justement de ce mont. Je démarre la montée avec 5 Anglais qui ont l’air aussi motivés que moi, c’est parti pour 700 mètres de dénivelé uniquement en escalier.

Il faut un sacré physique et beaucoup de temps pour gravir cette montagne, les marches sont de plus en plus raides et étroites, mais ça en vaut la chandelle.

Et voilà, 1000 mètres de dénivelé en une demi journée

La vue à 360° est imprenable, bref cette montagne est dingue ! Un orage semble s’approcher, je redescends donc en trottinant pour éviter les escaliers humides, car ça peut être tout de même très dangereux. De retour à la cité et l’orage étant apparemment passé à côté, je me dirige vers la porte du soleil sans savoir le temps de marche pour l’atteindre.

Il me faut tout de même plus d’une heure et demie pour l’atteindre, c’est par là que le fameux trek de l’Inca arrive à la cité.

La vue de la cité depuis la porte du soleil

La fatigue commence à se faire ressentir mais je passe encore faire un tour au pont de l’Inca, un autre chemin qui permettait d’arriver sur le site à l’époque Inca. Désormais le pont est condamné vu sa dangerosité.

L’ancien pont, enfin c’est juste deux planches sur une falaise…

Il est 15 heures, ça fait un bon moment que je marche et 12 heures que je suis debout, il est l’heure de redescendre donc vers Aguas Calientes où je suis prêt à faire une petite sieste.
En ville je croise des membres de mon ancien groupe avec qui j’ai commencé le trek du Salkantay, ils doivent visiter le site le lendemain. Malgré la fatigue, je décide de les rejoindre au restaurant pour la soirée, car l’ambiance était vraiment très sympathique dans ce groupe.

Retour à Cusco

J’ai passé une longue et bonne nuit pour récupérer de la dure journée de la veille. Aujourd’hui je n’ai que deux heures de marche à côté de la voie ferrée pour rejoindre un bus qui doit me ramener à Cusco. Je profite de la matinée pour visiter un peu Aguas Calientes.

Aguas Calientes nichée entre les montagnes

Il fait très beau, le retour vers le bus est donc très agréable.

Je trouve le bus malgré l’organisation bordélique et le nombre de touristes qu’il y a. Il y a tout de même 6 heures de route jusqu’à Cusco, où je vais retrouver l’auberge de jeunesse que j’avais quittée 5 jours avant.

Résumé du trek

Ces 5 jours ont été une très bonne expérience : des vues magnifiques, des rencontres chaleureuses et des montagnes splendides. La visite du Machu Picchu était la cerise sur la gâteau, le site est vraiment incroyable bien que cette journée restera une des plus physiques de mon voyage (pour le moment).

J’ai bien mérité quelques jours de repos à Cusco 😀

Cusco – Part 1

Cusco – Part 1

Repos et direction Cusco

Ce long trek du Santa Cruz accompli, nous prenons quelques jours de repos à Huraraz et profitons de son merveilleux marché et de ses restaurants très abordables. Le temps n’est pas des plus cléments, nous renonçons donc à effectuer d’autres treks.

Au fond c’est le Huscaran, on dirait pas mais c’est immense

Nous retournons donc à Lima en bus car Guigui doit déjà rejoindre notre pays et je prévois d’aller vers Cusco pour la suite de mes aventures ; la capitale étant un passage obligatoire pour descendre plus au sud.
Après quelques jours à Lima (pour mettre à jour mon blog et vous tenir informés, et ouais !), je prends un bus pour Cusco, la capitale de l’empire Inca : 24 heures de bus, cette fois seul enfin presque… ZigZag est dans la soute.

J’arrive à Cusco à 11H le lendemain matin et déplie mon fidèle destrier pour rejoindre un hostel que j’ai réservé quelques heures plus tôt. Cusco se trouve à 3400 mètres d’altitude et je dois dire que atteindre le haut de la ville n’est pas une mince affaire. La dernière rue pavée est très pentue et le poids de mon attirail m’achève…
Je prends mon temps et arrive enfin au charmant hostel. 25 soles la nuit pour un lit dans un dortoir de trois avec petit-dèj compris, soit environ 6€50 ! 🙂
De là je vais pouvoir entreprendre la suite de mon parcours au Pérou.

Cusco

Cusco c’est une grande ville très sympathique, beaucoup plus touristique que Huaraz. Je me laisse me perdre dans les escaliers de la ville et me remets de ces 24 heures de bus.
Le lendemain je me prépare pour le trek du Salkantay, après réflexion je prends la décision de partir avec un groupe organisé et un guide. 165 € pour 4 jours de trek (dont le dernier au Macchu Picchu) avec tous les repas compris et le guide. Je me dis que ce n’est pas si cher et ça permet de partager cette aventure avec d’autres (et d’être moins chargé que pour le Santa Cruz)

Trek du Salkantay – Jour 1

Réveil à 4 heures du mat’ après 3 petites heures de sommeil, je mange une banane et prends le bus avec le reste du groupe pour arriver à Mollepata vers huit heures. On petit-déjeune et on commence à faire connaissance, heureusement pour moi, tout le monde parle anglais !
On est environ divisés en trois groupes d’une quinzaine de personnes chacun. L’agence avec laquelle on a réservé le trek forme les groupes. Il y a quatre Français, malheureusement dans un autre groupe, mais on devrait se suivre de pas trop loin durant ces jours. 🙂
Dans mon groupe il y a des Australiens, des Allemands (de Fribourg !), des Malaisiens, une Suisse, une Néo-Zélandaise, un Irlandais, un Américain : bref des gens d’un peu partout.
On démarre le trek avec une gentil montée, mais le guide s’arrête avant le premier kilomètre pour distribuer des feuilles de coca. Apparemment un bon remède contre le mal de tête que subissent déjà certains. Aucun mal de tête pour moi, mais si on me propose… ^^

La vallée est magnifique et le temps est plutôt ensoleillé, nous marchons vers les sommets enneigés au loin.

Mont Humantay

Quelques heures de marche nous permettent d’arriver à notre campement pour la nuit, mais la journée n’est pas finie : après le déjeuner une petite ascension vers le lac Humantay nous attend.

Laguna Humantay

On prend notre temps pour les photos, (surtout que le soleil est de sortie) puis nous redescendons tranquillement vers le camp. On mange à 18 heures et on se couche à 19, et oui le lendemain s’annonce dur.

Retour au camp

Trek du Salkantay – Jour 2

Réveil à 5 h du mat’ dans le froid de la vallée, on a le droit à un bon petit-déj’ pour permettre d’attaquer la plus dure journée : le passage du col du Salkantay.

Je trouve la première demi-heure plutôt dure, mais très vite je trouve mon rythme. Le guide fait plusieurs pauses pour nous expliquer beaucoup de choses sur la région, la culture et la religion Inca.

Mont Salkantay

On arrive au col après 4 h de longue ascension, contrairement au trek du Santa Cruz je n’ai pas ressenti de manque d’oxygène.

On passe un long moment au col, la montée était un peu dure pour certains (4200 mètres d’altitude tout de même), on en profite pour faire des photos quand les nuages s’en vont, puis nous continuons la marche vers le lac du Salkantay.

Il nous faudra 2 autres heures de marche jusqu’au point de déjeuner, puis 4 autres pour arriver au petit village où nous allons passer la nuit. Les nuages se font de plus en plus présents et le décor change radicalement : voilà la jungle !

On se rassasie et nous nous endormons rapidement, crevés par ces 10 heures de marche.

Petite devinette en attendant la suite

Combien m’a coûté cet énorme repas au marché de Cusco ?

Deux immenses escalopes de poulet panées sur une montagne de nouilles avec une soupe et une boisson

Petite précision, c’est le premier plat de mon voyage que je n’arrive pas à finir en entier !
J’enverrai une photo inédite et personnalisée pour celle ou celui qui aura la réponse la plus proche.
A vos claviers !

Santa Cruz – Part 2

Santa Cruz – Part 2

Seconde et dernière partie de ce fabuleux trek.

Santa Cruz – Jour 2

On se réveille à 4200 mètres, seuls, entourés de montagnes. La nuit a été froide, il y a du givre sur les tentes, on veut du soleil, vite !

La vue au petit matin
Notre campement

Nous marchons 500 mètres pour atteindre un coin au soleil et une rivière pour se ravitailler en eau. On en profite pour prendre un petit déjeuner et ainsi attaquer la longue montée jusqu’au col de l’Union sereinement.

500 mètres de dénivelés pour atteindre le col à 4750 m (presque le Mont Blanc), la montée est rude et nous devons nous arrêter tous les 200 mètres pour reprendre notre souffle. Les 15 kilos de nos sacs et l’ascension s’effectuant sur des pierres lisses n’aident pas.

Montagne Tawllirahu

Nous mettons près de 3 heures pour arriver au col ; essoufflés mais satisfaits, nous pouvons apprécier l’imprenable vue à 360°.

59 mètres en dessous du Mont Blanc

Nous rencontrons des français en haut du col, eux sont avec un groupe, un guide et des mules. On discute, on prend des photos pour cristalliser ce moment puis nous repartons en descendant vers la vallée surplombée de montagnes enneigées.

On se restaure avant de finir la marche jusqu’au campement où plusieurs groupes organisés s’installent pour la nuit.

Santa Cruz – Jour 3

Longue journée de prévue, d’abord en direction du lac Arhuyacocha puis plus loin dans la vallée pour le campement suivant. La vue et la végétation est toujours aussi impressionnante, nous croisons des vaches lors de notre ascension vers le lac.

Le lac est (comme prévu) magnifique : sa couleur azur, le glacier et les pics le surplombant ; bref je vous laisse admirer.

La montagne du logo Paramount en arrière plan

On entend et on aperçoit plusieurs fois des éboulements de glace et/ou de rochers sur le flanc du glacier, le bruit émis est plutôt intense.
Nous admirons les montagnes en mangeant un morceau, avant de redescendre pour de bon dans la vallée, il ne nous reste plus que de la descente jusqu’à la fin du trek à partir de maintenant 😀

Après une longue descente nous nous octroyons une pause avant la traversée d’un petit désert. Cinq chiens qui passaient par là décident de faire la pause à l’ombre avec nous. Plus tard, quatre parmi eux nous suivront pendant plus d’une heure.

Le désert

Il fait chaud et le passage dans le sable est long, les sacs commencent à peser après toutes ces heures de marche.

Le désert se change en marécage puis deux lacs se succèdent, on arrive toujours à apercevoir de hauts pics blancs au loin : ce patchwork de biomes est difficile à croire.

Nous arrivons au campement après 8 heures de marche. On se récompense avec un bon gros repas chaud, un thé et un long sommeil.

Santa Cruz – Jour 4

On se réveille un peu plus tard que les autres jours, il ne nous reste normalement plus que quelques heures de marche pour enfin finir ce trek.

Une descente parmi les cactus et une cascade : rien de très compliqué. On remarque bien que le trek se finit par un environnement bien plus sec que le commencement.

Il ne nous faut que trois petites heures pour atteindre Cashapampa et donc la fin du trek. Un taxi nous propose directement de nous emmener vers Caraz avec deux autres randonneurs.

Une longue descente vers Caraz puis un collectivo pour Huaraz nous permettent de retrouver notre logement après plusieurs heures de routes.
On aura mérité quelques jours de repos et de bons repas après cette aventure riche en paysages montagneux. Pour moi, c’est la randonnée la plus belle (pas la plus extrême cf : Canada) que j’ai faite jusqu’à présent.

Récap’ Santa Cruz

Distance: 54,4km
Dénivelé positif total: 2460m
Dénivelé négatif total: 3210m

Merci à Guigui pour avoir partagé ce super trek avec moi, surtout qu’il n’était pas habitué au camping et aux longues randos ; ça n’aurait pas été la même expérience seul. L’oxygène était le plus dur à gérer, bravo à toi pour avoir tenu malgré le « soroche ».

Santa Cruz – Part 1

Santa Cruz – Part 1

Après deux petites randonnées d’acclimatation, il était temps pour nous (Guigui et moi) d’attaquer les choses sérieuses. On se prépare donc pour cinq jours de trek dans le parc national de Huascarán. En plein milieu de la cordillère blanche, le parc porte le nom du mont le plus haut du Pérou.

Préparation et péripéties

Nos sacs d’environ 15 kilos sont prêts avec les tentes, les sacs de couchages, de l’eau et une bonne quantité de nourriture ; nous pouvons prendre un bus direction Yungay.

Les casse-croûtes pour les prochains jours

Après deux heures dans un collectivo quasi plein, nous devons prendre un taxi pour la Laguna 69. Un lac apparemment magnifique qui se trouve sur la route du trek du Santa Cruz.
Nous sommes quatre touristes dans le taxi quand il s’élance à pleine vitesse sur une piste dans un état désastreux. Ça monte et ça secoue énormément, j’espère que le taxi va tenir le coup.
Quelques kilomètres plus loin, de la fumée sort du capot, le chauffeur s’arrête et quelqu’un vient en aide avec un tuyau d’arrosage pour refroidir le moteur. Ils arrivent tant bien que mal à réparer la panne de ventilateur et après une poussette le taxi redémarre. Un peu plus loin le chauffeur s’arrête à nouveau : pneu crevé.

Changement de pneu, le taxi peut repartir pour quelques kilomètres avant de tomber en panne pour de bon : le ventilateur ne fonctionne plus du tout. Le chauffeur, après quelques minutes, arrête donc une voiture et demande à nous conduire à notre destination.
Avec tout cela nous avons perdu plusieurs heures, mais ce nouveau taxi nous mène à bon port sans encombre.
On commence la marche vers la Laguna 69 un peu tard, le paysage vaut le coup, malgré la pluie.

La nuit va bientôt tomber et nous sommes encore à plus d’une heure de marche du lac, la pluie nous décide à rebrousser chemin pour atteindre le camping proche de là où nous avait laisser le taxi, à 3900 mètres d’altitude.

On monte les tentes entre deux averses et on se réchauffe sous un abris avec une bonne soupe, demain une longue journée nous attend.

Santa Cruz – Jour 1

Réveil 6 heure pour démonter les tentes et être prêt à avoir le premier collectivo. Il y en a peu qui passe par là, il ne faut donc pas le rater pour atteindre le point de départ du trek du Santa Cruz. Pas de pluie, juste quelques nuages, on apprécie la vallée et les montagnes en attendant le bus.

Plusieurs collectivo plein passent, puis, après quelques temps d’attente, un vide nous invite à monter. La route est longue car il y a un col à 4700 mètre à passé. A quelques kilomètre du col, le minibus à du mal car la piste est raide et de plus en plus boueuse. Le chauffeur, après avoir demander à un autre collectivo si il avait de la place pour nous, nous demande de changer de transport. On voit un peu l’immense Husacarán qui est bien recouvert par les nuages.

Plusieurs heures plus tard, nous arrivons à Vaquería, point de départ du trek du Santa Cruz. Nous prenons un thé pour 1 soles (0,26 €) dans une petite boutique avant de commencer la marche.

Santa Cruz nous voilà !

Nous traversons plusieurs petits villages puis nous arrivons au poste d’entrée du parc national. Nous en profitons pour manger des sandwichs et repartons, prêt à remonter la vallée.
L’environnement nous est de moins en moins familier et les premières blanches montagnes apparaissent.

Passé un premier camping, nous décidons de continuer pour nous avancer sur la journée du lendemain. Les paysages deviennent de plus en plus magnifiques. Nous arrivons au point de camping suivant moins d’une heure avant la tombée de la nuit.

Une bonne soupe et une assiette de riz nous réchauffent avant de s’endormir à 4200 mètres d’altitude !