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Down the Road

Down the Road

Étant donné mon retard énorme entre mes aventures présentes et mon récit sur ce blog, j’ai décidé de faire un petit résumé de mon passage au Chili pour ne pas l’accumuler.

Chill au Chili

Nous voilà au Chili mais avant d’atteindre la première petite ville (San Pedro de Atacama), la plus vertigineuse descente de nos vies nous attend : 2000 mètres de dénivelé négatif sur un peu plus de 40 kilomètres … Bref, une sacrée descente que l’on engloutit en un peu plus d’une heure.

Le Licancabur avant la vertigineuse descente

Arrivés à San Pedro nous nous reposons plusieurs jours pour reprendre des forces après nos aventures boliviennes. On en profite pour faire le plein de fruits et légumes et se préparer de supers petits plats. Pour dire simplement, une petite semaine de vacances sans trop de kilomètres.

San Pedro de Atacama

Ce n’est qu’un au-revoir

C’est à ce moment que je quitte Alex et Marie qui continuent leurs routes vers l’Argentine. Bien d’autres épreuves les attendent jusqu’en Patagonie, à commencer par 2000m de dénivelés positifs. On s’encourage et on se dit à la prochaine… en France. ^^
Pour ma part, je dois aller plein sud car j’ai un vol à Santiago dans moins de 15 jours. Je passe par la vallée de la Lune près de San Pedro pour contempler les déserts, l’impressionnante chaîne de montagnes au loin et une grotte de sel parfaitement fantastique.

Après un jour et demi de pédalage (et 1000m de dénivelé positif) j’atteins Calama où je prends un bus pour m’avancer vers le sud.

Cactus sous les étoiles

J’arrive à La Serena qui est une station balnéaire 500 km au nord de Santiago. L’ambiance est détendue dans cette ville plutôt grande. Je me permets quelques jours de repos supplémentaire au bord du Pacifique avant de reprendre le vélo.

Je pars donc vers l’intérieur des terres pour suivre la route des étoiles ! Connue pour les nombreux observatoires et les hautes montagnes loin de toute pollution lumineuse, cette route devient rapidement une piste et passe à travers de nombreuses vallées.

Les montagnes sont très sèches mais les Chiliens ont des techniques de captation de l’eau dans des bassins qui leur permet d’en avoir toute l’année dans les vallées. Le contraste entre le haut des monts plein de cactus et les vertes vallées est frappant.

Je campe plusieurs fois en hauteur et la chaleur de la nuit me permet de ne pas mettre ma toile de tente et donc de contempler de magnifiques ciels étoilés allongé sur mon matelas.

La nuit était parfaite

Peu à peu le paysage devient un peu plus vert, j’enchaîne différentes pistes empruntées uniquement par quelques chèvres. De longues montées et des descentes très agréables se succèdent.

J’arrive à une petite ville quelque part au nord de Santiago, je décide de prendre un bus pour éviter la circulation à l’entrée de la capitale.

Je viens du fin fond de cette vallée

Je n’ai plus qu’à visiter la ville et trouver un carton pour Zigzag. Mon vol vers le Costa Rica est pour bientôt.

Vidéo

Courte vidéo car, comme la dernière, une de mes cartes SD a lâché. Cela donne cependant un aperçu de la partie nord de ce pays.

Étant en retard sur mon planning, je n’ai pas pu voir la partie sud du pays. Il faut dire que la forme du pays n’aide pas. ^^
Je reviendrai donc à ne pas douter pour explorer un peu plus ces paysages et tout les environnements différents qu’il peut offrir.

Sud Lipez part 2 – Vous reprendriez bien un peu de désert?

Sud Lipez part 2 – Vous reprendriez bien un peu de désert?

Le Père Noël est très en retard, mais il a une surprise dans sa botte.

L’arbre de pierre

La nuit sous tente abritée par les quelque bâtiments de l’hôtel Del Desierto était plutôt froide, pour preuve, les bouteilles d’eau gelées que nous retrouvons au matin.
On se met en route prêts à traverser un autre désert sans idées sur combien de kilomètres nous devrons pousser les vélos.

Plusieurs passages sablonneux nous obligent à descendre de la selle et pousser nos destriers mais il y a aussi plusieurs kilomètres bien roulants. Le terrain est plutôt plat, la chaleur accablante mais les couleurs des montagnes alentours sont ahurissantes.

On arrive à l’arbre de pierre après une vingtaine de kilomètres. Cette formation rocheuse naturelle s’est formée peu à peu par les vents violents et le sable présent ici.

Árbol de Piedra

Pas de touriste, pas de 4×4, on décide de se rassasier proche de la pierre en question avec un paquet de nouilles et une boîte de maïs. Un 4×4 fait son apparition et deux touristes européens sont très impressionnés de voir des cyclistes.

La piste de l’après-midi est encore plus sablonneuse, le vent arrive rapidement comme à son habitude. Nous sommes donc plutôt lents et ce, malgré le dénivelé négatif.

On arrive à la Laguna Colorada et donc l’entrée de la réserve naturelle où plein de 4×4 et de touristes arrivent de Uyuni. Nous devons payer 150 bolivianos pour la réserve Eduardo Avaroa qui occupe tout le reste de la région jusqu’à la frontière avec le Chili. Il y a des français et plein d’autres nationalités qui vont jusqu’à nous applaudir nous et nos vélos. Il nous reste cependant encore beaucoup de kilomètres et de cols à franchir.

Les rangers du parc acceptent que l’on plante nos tentes pas trop loin de leurs habitations, un tout petit peu à l’abri du vent. Mais ils nous disent qu’il est normalement interdit de camper près de la Laguna et qu’il faut donc attendre que le soleil se couche… Nous attendons le coucher du soleil et montons nos tentes dans le vent.
La soirée est glaciale, on se réchauffe comme on peut avec un beau plat de pâtes au thon.

Allons camper plus haut que le Mont Blanc !

Je pense que j’ai passé la nuit la plus froide de mon existence, mon sac de couchage n’est pas fait pour des températures comme celle là. J’ai prévu de suivre le soleil pendant un an, c’est pas forcément synonyme avec suivre des températures clémentes.
On commence la journée en contournant la Laguna puis en gravissant un col, évidemment le vent fait son apparition dès 11h le matin.

Laguna Colorada

Une fois ce col atteint nous devons encore faire une petite vingtaine de kilomètres jusqu’aux geysers. Ce passage a été le plus dur pour moi : vent, sable et surtout piste en tôle ondulé tout le long. Ça fait mal au dos, aux fesses et au mental.
Tant bien que mal nous arrivons au Sol de Mañana, le plateau aux geysers en milieu d’après-midi. On découvre les fumerolles et les mares de boues bouillonnantes. On est désormais juste en dessous des 4900 mètres d’altitude : plus haut que le Mont Blanc !

On se prépare à camper dans le coin car ces 36 kilomètres nous ont rincés (enfin moi du moins). Le vent violent sans arrêt n’aide pas, mais Alex décide d’améliorer le rocher dont on se sert comme abri de fortune.

Une muraille de cailloux pour se protéger du vent, merci Alex.

Le soir ce sera pâtes au thon (pour changer), le thermomètre indique -5° dans la tente malgré les plats de pâtes, les réchauds et nous à l’intérieur.
Ce soir, je dors avec un t-shirt à manches longues, un pull, une polaire et ma veste ; le tout dans le sac de couchage évidemment. Le vent violent sévit toute la nuit, mais avec toutes ces couches de vêtements je n’ai pas trop froid.

Another planet

Le réveil est évidemment glacial, il a sûrement fait -15° dans la nuit. Le soleil met du temps à nous réchauffer vu l’altitude à laquelle on se trouve. Une belle descente nous attend ce matin, on se motive donc rapidement à ranger nos affaires et parcourir les derniers kilomètres avant le col à 4900 mètres.
Heureusement après le col, la piste descendante roule plutôt bien, on dépasse même les 20km/h par moment !!!
On profite du mieux que l’on peut de cette descente vers la Laguna Chalviri car on sait que l’on n’est pas au bout de nos surprises.

Descente vers la Laguna Chalviri

Après une longue pause à Polques, petit endroit touristique où il y a des bains chauds pour touristes et une petite épicerie on remonte sur nos deux roues pour attaquer encore un col.
En chemin, on passe à côté du désert de Salvador Dali, nommé ainsi par les curieux rochers qui s’y trouvent et donnent ainsi un aspect surréaliste.

Désert de Salvador Dali

Le chemin est long vers le col et le vent est de plus en plus violent à mesure que l’on avance, cependant les couleurs des montagnes m’emportent totalement : rêverais-je ?

Le vent ralentit fortement notre progression vers le col, une fois en haut c’est encore pire ! Piste ensablée et vent ultra violent. Une caravane avec une famille allemande nous demande si nous avons besoin de quelque chose.
De l’autre côté du col nous apercevons le volcan Licancabur qui marque la frontière avec le Chili : nous ne sommes donc plus très loin.

Petite tornade devant le Licancabur
Juste whaou

Nous passons à côté de la Laguna Blanca pour atteindre le refuge/hôtel/restaurant du coin. Ils acceptent que l’on campe dans une pièce à côté de la réception. Youpi, on aura pas de vent et une nuit au chaud. En plus de ça nous commandons des saucisses avec des patates, ça va nous changer des pâtes au thon. 🙂

Laguna Blanca

Nous rencontrons deux autres Français avec un groupe qui s’apprête à faire l’ascension du Licancabur le lendemain.
On passe une super soirée (sans vent !) après une bonne journée de dingue de 66 km.

Bye bye Bolivie

Le lendemain il ne nous reste moins d’une dizaine de kilomètres pour atteindre la fin de la réserve et la frontière avec le Chili.
Ça monte, mais on sait que c’est bientôt la fin de ce sublime enfer de sable.

Encore de belles couleurs juste avant la frontière
Les derniers efforts

Comme nous a prévenu le guide rencontré la veille au soir, les douaniers veulent encore nous soutirer 15 bolivianos pour rien. Il paraît qu’ils demandent ça à tout le monde mais il suffit de parler d’administration ou d’appeler l’ambassade pour qu’ils changent de sujet très vite.

Une fois en règle pour quitter la Bolivie, nous passons la frontière et retrouvons avec joie l’asphalte. Une descente vertigineuse jusqu’à la première petite ville nous attend, mais je n’en dirais pas plus pour le moment.

Chili !

Cadeau

En cadeau pour cette fin d’année : la vidéo.
Le père noël arrive en retard, car j’ai malheureusement perdu beaucoup de vidéos du sud lipez (carte SD qui crash…).
Le montage ne retranscrit donc pas trop les intempéries et la difficulté de cette région. J’ai aussi incrusté des photos pour remplacer les vidéos perdues… 🙁

Si vous voulez un autre point de vue sur la région, je vous conseille de voir la vidéo des biketrippers qui ont bien morflé : ici

Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année, à l’année prochaine !

Du sel, du sel et encore du sel

Du sel, du sel et encore du sel

Après de nombreux jours à La Paz pour réparer mon vélo et me remettre d’une intoxication alimentaire (apparemment quasiment inévitable en Bolivie), je reprends la route vers le sud-ouest de la Bolivie.
Plusieurs centaines de kilomètres de routes pas très excitantes me permettent d’arriver à Sabbaya, un petit village proche du Salar de Coipasa.

Retrouvailles en milieu salin

Je commence a rouler, prêt à traverser le salar de Coipasa. Il y a des pistes un peu partout qui vont dans tous les sens possibles. J’en choisis une qui trace au milieu. Je dois retrouver Alex et Marie dans les environs, mais il n’y a évidemment aucun réseau ici.

Sel et terre mélangés au début du salar

L’immense étendue de sel est plutôt simple à rouler (bah oui c’est plat) mais sur certains passages, le sel est humide, des projections de sels blanchissent Zigzag et mes sacoches.

Je m’arrête au petit village de Coipasa qui se trouve sur une île du salar pour prendre quelques provisions dans l’unique minuscule épicerie. La gérante me dit que deux Français à vélo sont passés il y a une demi-heure : pas de doute ça doit être Alex et Marie.

Je reprends ma route au plus vite pour les rattraper.

Les distances sont très difficiles à interpréter tellement ce désert est plat, mais après peu de temps je vois deux silhouettes au loin. Bien qu’il est impossible de déterminer si ces silhouettes sont des voitures, des vélos ou quoi que ce soit d’autre, je décide de me diriger vers elles.

Bingo, après quelques kilomètres je retrouve Alex et Marie qui se sont arrêtés pour faire une pause avec deux autres Allemands à vélo ; ils viennent de se croiser. Nadja et Julian, eux, remontent vers le nord, ils transportent tout leur matériel d’escalade ainsi que des voiles pour faire du parapente (et oui tout ça sur leurs vélos !), ils sont donc plutôt chargés et sont très sympathiques (leur blog). C’est plutôt magique de se retrouver nous cinq au milieu de ce paysage, ça mérite donc bien une photo souvenir.

On se sépare pour poursuivre nos chemins respectifs. Le plat et la circulation inexistante du salar sont parfaits pour discuter tout en roulant avec Alex et Marie. La montagne devant nous se rapproche très très doucement malgré notre vitesse, mais après plusieurs dizaines de kilomètres nous sortons enfin du salar.

La sortie du Salar de Coipasa

Nous campons le soir même non loin d’une piste déserte proche du village de Luca et essayons de débarrasser les vélos des blocs de sel accumulés par endroits.

Vers encore plus de sel

Le lendemain nous partons vers la direction du salar suivant : celui de Uyuni. C’est le plus grand désert de sel de Bolivie et le deuxième plus grand au monde. Mais avant, il nous faut tout de même passer deux cols et une soixantaine de kilomètres.

Piste un peu ensablée
Le salar de Coipasa d’un côté du col…
… et celui de Uyuni de l’autre côté

Une fois le premier col passé nous nous arrêtons à Salinas pour manger et nous réapprovisionner en fruits, légumes, boissons …
L’après-midi on continue notre route autour du volcan Tunupa qui est surprenant de couleurs.

Volcan Tunupa

Mais vous avez vu ces couleurs !
Vue depuis le bivouac

Après le deuxième col passé nous voyons enfin le salar de Uyuni dans toute sa splendeur. Nous bivouaquons au bord de la piste et admirons le soleil se coucher sur cette immensité de sel.

La traversée

Aujourd’hui le plan est simple (et plat), nous avons juste à traverser la moitié du salar jusqu’à l’île d’Incahuasi, surnommée aussi l’île aux cactus.
L’entrée sur cette étendue blanche est tout simplement incroyable, on se croirait vraiment sur un autre monde. On se prépare chacun une bande-son adéquate car les 35 prochains kilomètres vont être dantesques mais redondants (personnellement ce sera une compil’ de Pink Floyd).

Enter the Salar
Le point noir à gauche des montagnes c’est l’île que l’on doit atteindre

Tous les théoriciens de la terre plate peuvent venir ici pour se faire une idée par eux-mêmes. La veille en hauteur nous avons très bien vu l’île au centre du désert ; une fois à son entrée (et donc à niveau), il est impossible de la voir. Un petit point noir apparaît et commence à grossir seulement après plusieurs kilomètres.

Nous arrivons très vite à notre destination, il faut dire que le trajet était vraiment simple, c’était comme rouler sur du bitume. Heureusement pour nos vélos, ce salar était totalement sec.

Nous nous reposons et prenons un bon repas (du lama !) au restaurant de l’île. Il n’y a que quelques familles qui vivent ici, mais des touristes venant en 4×4 avec des tours organisés viennent en permanence.
Nous rencontrons un Espagnol qui voyage aussi à vélo et marquons un mot dans le livre d’or réservé aux cyclistes. On remarque que le nombre de Français à vélo passant par là est plutôt important.
Le soleil commence à se coucher, des habitants nous indiquent là ou l’on peut monter nos tentes et insistent sur le fait que l’on peut s’abriter dans une des maisons si la nuit est trop froide. Ils sont vraiment super gentils avec nous.

Le vent commence à être bien fort. Nous serons les seuls touristes cette nuit à dormir sur l’île, au milieu des cactus, des rochers et de cet immense désert blanc.
Tard dans la nuit, une fois la lune couchée, je sors la tête de ma tente pour admirer le ciel étoilé… je suis vraiment sur une autre planète.

Débuts sportifs en Bolivie

Débuts sportifs en Bolivie

Voilà ENFIN la suite de l’Amérique du Sud : La Bolivie.

Après la frontière

Toujours avec Marie et Alex, nous passons la frontière géographique puis après le passage d’un col descendons vers le petit village de Puerto Acosta. Nous pourrons y déjeuner pour à peine plus d’un euro directement dans la cuisine du « restaurant », c’est plutôt atypique.

La vue du Titicaca après la frontière géographique

Nous passons au poste de frontière et de douane pour les formalités d’entrée dans le pays. Les deux autres couples de Français cyclotouristes nous rejoignent, ce qui fait que nous sommes 7 à devoir remplir les papiers. Les douaniers n’ont jamais vu autant de cyclistes passer au même moment, ils nous prennent même en photos.

Nous nous séparons à nouveau car Marie, Alex et moi comptons faire un peu plus de kilomètres que les autres. Sur une route quasi déserte, nous filons rapidement sur nos montures.

Le soir venu et après quelques recherches infructueuses d’un endroit où bivouaquer, nous demandons à un vieux monsieur qui passait par là. Nous pourrons planter nos tentes à côté sur un terrain vide ; et heureusement, car le vent et l’orage ne se font pas attendre.

Le coucher du soleil depuis le bivouac

Le lendemain nous prenons la route de Achacachi, la ville principale du coin. Nous nous fournissons en pain frais et en fruits dans le village d’Escoma avant d’attaquer les quelques montées et les 80 kilomètres de la journée.

Alex et Marie affrontant la côte.

Bien fatigués nous arrivons à Achacachi et nous trouvons un hôtel (Alojamiento ici) d’une propreté très limite. Bon, à 2€ la chambre il ne faut pas demander le luxe, il n’y a d’ailleurs pas de douche.

Vers la capitale

Le lendemain nous reprenons la route, toujours vers le sud. Les chaînes de montagnes enneigées apparaissent peu à peu. Malgré ça, la route est tout de même très monotone et il y a de plus en plus de circulation.

Après une trentaine de kilomètres et au bout du lac, nos chemins se séparent. Je dois me rendre à La Paz pour trouver un bike shop et réparer un de mes rayons de la roue arrière (il faut démonter la cassette pour le remplacer et je n’ai rien pour) ainsi que ma suspension qui semble bloquée. Alex et Marie ne souhaitant pas tenter l’expérience d’entrer dans une capitale à vélo prennent la direction de l’Ouest.
On se quitte en sachant que nous allons nous retrouver bientôt pour pédaler ensemble une partie de la Bolivie.

J’arrive donc à La Paz après pas mal de kilomètres.

La Paz

La page facebook de Alex et Marie : ici

Récap’ et vidéo du Pérou

Récap’ et vidéo du Pérou

Voilà, il est temps de faire un petit récap’ de mon passage au Pérou.

Récap Pérou

Kilomètres parcourus

    À vélo : 540
    En bus : ~ 1900
    En taxi : ~ 250

Le Pérou a été une super expérience très riche en découvertes pour moi. C’est la première fois que je me rends en Amérique du Sud et je ne parle vraiment pas très bien espagnol (je me suis amélioré depuis), le dépaysement a donc été total dès mon arrivée.
Je remercie Guigui qui m’a rejoint pour deux semaines, c’était vraiment très sympa et j’ai enfin pu parler français. Je remercie aussi tout le groupe avec qui j’ai fait le trek du Salkantay, l’ambiance était super.

Le Pérou possède une culture très riche, il suffit de marcher un petit peu pour s’en rendre compte. Néanmoins, au vu du nombre de choses à voir et de la grandeur du pays, je me suis concentré sur sa nature et ses montagnes. C’est pourquoi, hormis le Machu Picchu et quelques édifices par endroits, j’ai fait l’impasse sur la vallée sacrée, ou les Chavín de Huántar. Je n’ai pas non plus eu le temps de voir la montagne multicolore, le canyon de Colcan, les lignes de Nazca… Le pays est de toute façon trop grand et trop riche, je ne pense pas qu’il y a moyen de s’ennuyer. Malgré ça j’en ai pris plein la vue avec ces montagnes enneigées, ces arbres gigantesques, cette nature luxuriante par endroit et très sèche à d’autres…
Sa hauteur et sa diversité des paysages en font un pays vraiment splendide et je ne parlerai pas des eaux bleues intenses du lac Titicaca.

Ce qui va me manquer :

    La vue des montagnes blanches
    L’accueil chaleureux des Péruviens
    Les jus de fruit frais pressés devant toi pour une somme ridicule
    Les marchés : leurs ambiances et leurs choix de produits (bio ?)
    Les ceviche
Ceviche

Ce qui ne va pas me manquer :

    La circulation de Lima
    Les toilettes parfois insalubres
    Les quantités de déchets au bord de certaines routes
    Tous les chiens qui poursuivent les cyclistes

 

Voilà il est temps pour moi d’explorer un peu plus l’Amérique du Sud, en espérant revenir un jour pour visiter tout ce que j’ai raté.

Frontière géographique

Vidéo

La voilà en temps et en heure :

Chute et casse…

Chute et casse…

Butte – Wise River

Départ un peu tard de Butte (normal après la journée d’hier), je pars avec Kelley en direction de Wise River. Nous saluons et remercions ses beaux-parents qui nous ont accueillis, puis commençons une longue montée qui nous amènera à traverser la Divide (ligne de partage des eaux) encore une fois.

A propos des paysages, le Montana est assez surprenant. On dirait un petit mix entre les Vosges et les Alpes, mais avec une alternance entre des vallées sèches et d’autres plus vertes. Le fait de traverser ces montagnes à un rythme lent mais constant permet de profiter un maximum de ces vues. L’expression « l’important ce n’est pas la destination mais le voyage » prend tout son sens.

Divide crossing

Dans une longue descente peu après ce col j’essaye d’aller à la même vitesse que Kelley qui est très rapide grâce à ses gros pneus, son vélo et son expérience en downhill. Malheureusement dans un passage avec de gros cailloux, je perds totalement le contrôle de mon vélo et chute assez violemment à plus de 40 km/h sur ce gravier.
ZigZag est à terre, deux sacs se sont décrochés, mais apparemment mes jambes n’ont rien et je n’ai rien de cassé.
Kelley revient me rejoindre après avoir compris que quelque chose n’allait pas, et me voit les bras en sang. Elle me donne un antidouleur, m’aide grandement à désinfecter le tout, à faire les bandages et checke mon vélo qui a légèrement souffert.

Ça aurait pu être pire, heureusement que je portais mon casque. Je m’en sors avec de profondes blessures aux deux bras et un gros bleu sur ma cuisse gauche.

Aïe !

Malgré la douleur il faut continuer, nous avons perdu une bonne heure avec cette chute et il reste encore beaucoup de chemin avant ce soir. J’entame la deuxième montée de la journée en ayant uniquement en tête la bière et le repas que je pourrai m’offrir ce soir (heureusement que l’antidouleur à bien fonctionné).

Nous pédalons presque trois heures pour atteindre le col du mont Fleecer puis démarrons la descente connue sous le nom de Fleecer Ridge. C’est (je pense) une des pentes les plus raides de la Divide, il est suicidaire de rester en selle avec une telle déclivité. Il faut donc marcher (ou plutôt déraper) avec les freins actionnés en permanence ; et croyez-moi, ça reste un effort.

(Pas de photos de la descente, mais ce sera dans la vidéo)

Fleecer Ridge

On arrive à Wise River peu avant 21 heures, heureusement car c’est l’heure où les cuisines du seul restaurant du village ferment. Nous pourrons d’ailleurs camper à l’arrière de celui-ci pour quelques billets.

Wise River – Bannack State Park

Une unique mais longue montée sur du goudron nous attend aujourd’hui. Nous traversons encore de beaux paysages de montagnes, un parc où l’on peut miner du cristal et des vaches. Une fois le col passé et après une séance douloureuse de changement de bandages, nous apprécions une belle et grande descente vers des environnements plus secs.

Pioneer Mountains Scenic Byway

Vers Banack State Park

Nous passons la nuit au camping de Bannack State Park après tout de même 94 kilomètres.

Bannack State Park – Lima

Aujourd’hui direction Lima, non pas au Pérou mais toujours au Montana. La journée s’annonce tellement longue que je suis vite découragé par l’effort à fournir. Je n’ai toujours pas pris un seul jour de repos depuis le début de cette Divide il y a 11 jours, 830 kilomètres et de trop nombreux cols …

Je décide de prendre donc un petit raccourci pour arriver à Lima : c’est plus court (81 km au lieu de 125), plat et goudronné. Kelley décide de suivre cette route également.
Nous prenons donc le temps de nous reposer et de nous restaurer dans un Motel de cette minuscule ville.

Lima – Lakeview

Une autre journée de ride mais sans la moindre montée cette fois. Ça change, mais le paysage aussi ; nous sommes tout au sud du Montana très proche de l’Idaho et tout est bien trop plat. La silhouette de montagne se voit à peine et c’est pourtant ce que nous devons atteindre.

Too flat : boring…

Après avoir affronté un vent de face assez terrible, le paysage devient un peu plus vert et montagneux, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Vers Lakeview

Le camping de la réserve Red Rock est le point de chute de ce soir. Entre deux orages et malgré la présence de nuées de moustiques, nous apercevons un magnifique coucher de soleil.

Upper Red Rock Lake

Lakeview – Yellowstone Madison Campground

Aujourd’hui nous quittons la Divide pour visiter le Parc de Yellowstone quelques jours. La traversée de beaux paysages qui me font un peu penser à l’Autriche et un petit col, nous permettent de passer en Idaho.

Le vélo est dans le mauvais sens …

Dans la descente après le col, mon porte-bagage se casse d’un côté et freine brusquement ma roue. Je ne chute pas, mais il n’y a pas grand chose à faire : je ne peux plus mettre de sacoche du côté cassé… Je porte donc mon sac à dos et met une sacoche à sa place, sur le dessus.

Je rejoins Kelley qui me devançait dans cette descente. En tant que mécanicienne vélo, elle a plus d’un tour dans son (ses ?) sac(s) et stabilise avec des « zip-ties » mon porte-bagage.
Pas de meilleure solution pour le moment, mais avec le sac sur le dos les heures suivantes ne sont pas des plus plaisantes.

Nous repassons dans le Montana, et après une route très passante, arrivons à West Yellowstone ; ville où j’espère pouvoir remplacer cette casse.
Une glace et un peu d’attente plus tard, nous entrons dans la boutique d’un vieux monsieur qui est spécialisé en vélo et en cerf-volant. Il arrive à changer le porte-bagage malgré le cadre peu conventionnel de ZigZag. J’achète également une nouvelle chaîne sur le conseil de Kelley.
Je peux reprendre la route plus sereinement et sans poids sur le dos ; nous atteignons ainsi le parc de Yellowstone.

La quantité de touristes et donc le trafic se font vite ressentir, la dame de l’entrée du parc nous accueille en nous avertissant : « The most dangerous thing in this park is not grizzlys, is cars »

Yellowstone National Park

[NDLR]Comme vous le savez ce récit date un petit peu. Je peux donc vous dire que la blessure a très bien guéri : je n’ai plus que quelques cicatrices. Les photos de Yellowstone arrivent très vite ! ++[/NDLR]

Plein de rencontres sur la Divide

Plein de rencontres sur la Divide

Bigfork – Cedar creek campground

Je me réveille tôt, bien envie d’attaquer les petites grimpettes de prévu.
Je compte suivre la famille que j’ai rencontrée la veille pour partager la journée, mais je vais d’abord prendre un petit-dèj’ dans la sympathique ville de Bigfork. Puis je fais le plein de nourriture car je ne devrais pas croiser de supermarché avant après-demain soir.

Croyant que les autres sont devant moi, je vais bien vite et enchaîne les montées et les descentes dans cette chouette forêt.

La journée se finit rapidement, et j’atteins à 16h (après 64km) le « camping » pour la nuit. Je rencontre une autre famille avec 6 enfants et 3 adultes qui passent leurs vacances à pédaler des petits bouts de la Divide tout en profitant de la nature du Montana.
Ils me proposent une bière, j’accepte et vais jouer avec les enfants dans le ruisseau qui coule au bord de ce camping très rustique (gratuit avec uniquement des toilettes sèches comme accommodements).
Vous n’imaginez pas l’organisation qu’il faut pour faire ce genre de cyclo-camping avec des enfants. Fay et Nathan y arrivent plus que bien, chacun a son vélo !

Peu de temps après, un couple, que j’avais rapidement croisé dans la matinée, arrive pour passer la nuit. Puis, c’est au tour de Rainey, Mike, Anna et Mattew de nous rejoindre, ils étaient en fait derrière moi.
Nous partageons tous ensemble le repas, puis la soirée continue, alimentée de discussions à propos de la Divide, de vélo et de la région.

Cedar creek campground

Cedar creek campground – Holland Lake

Aujourd’hui je décide de partir en même temps que Rainey, Mike et leurs deux enfants pour partager la route. Malgré quelques ascensions la journée n’est pas très difficile. On aperçoit par moments la verte vallée qui s’étend à notre gauche.

Premier passage sur un sentier, il devrait y en avoir quelques-uns tout le long de la Divide, mais celui-ci n’est pas très compliqué.

Je quitte la famille et les devance car j’ai une faim de loup. Eux, ont une réservation dans un restaurant proche du camping de ce soir.
Après m’être restauré, j’arrive à Holland Lake et les retrouve en compagnie d’une autre cycliste qu’ils ont rencontrée un peu plus tôt : Kelley.
Nous faisons plus ample connaissance, avant de se reposer pour la longue montée du lendemain.
Kelley vient de Washington (~), elle est mariée et a décidé de parcourir la Divide. Elle est mécanicienne vélo et a commencé la route à Banff au Canada il y a peu.

Holland Lake

Holland Lake – Seeley Lake

Aujourd’hui la journée s’annonce dure mais magnifique. Kelley et moi décidons de pédaler ensemble et, après un petit-dèj costaud et un « Packed lunch » commandé, nous commençons la longue montée jusqu’au premier haut col de la Divide (du moins pour moi).

Clearwater Lake

Les chemins forestiers en lacets et les petits sentiers se succèdent avec une vue de plus en plus imprenable.

Une fois le col passé, il ne nous reste plus que quelques heures à pédaler sur une longue descente vers la ville de Seeley Lake. Nous nous récompensons avec de bonnes glaces ; même si ce n’était que 71 kilomètres, la grimpette fut éprouvante.